Dans cette section, nous partageons des articles, des reportages et des publications médiatiques en lien avec la mission d'Éco-corridor Lanaudois.
12 Mars 2026
Selon une étude publiée dans la revue Geophysical Research Letters, le rythme du réchauffement climatique mondial s’est accéléré de façon marquée depuis 2015. Alors que la planète se réchauffait d’environ 0,2 °C par décennie depuis les années 1970, ce rythme atteindrait désormais près de 0,35 °C par décennie. Les chercheurs soulignent que cette accélération rapproche rapidement le monde du seuil de 1,5 °C de réchauffement fixé par l’Accord de Paris, qui pourrait être franchi d’ici 2029. Les scientifiques évoquent également la probabilité croissante d’un épisode climatique majeur de type « Super El Niño » d’ici la fin de 2026, un phénomène naturel susceptible d’amplifier temporairement les températures mondiales et d’entraîner des conditions météorologiques extrêmes dans plusieurs régions du monde.
12 Mars 2026
Selon Radio-Canada, plusieurs arbres matures identifiés pour être coupés dans le secteur de la montagne de Marbre, à Notre-Dame-des-Bois en Estrie, ont finalement été épargnés après l’intervention d’organisations locales et de chercheurs. Ces arbres se trouvent au cœur d’un territoire actuellement à l’étude pour devenir une aire protégée. Des observations réalisées sur le terrain avaient révélé un martelage jugé trop sévère, visant notamment de grandes tiges importantes pour la biodiversité et la production acéricole. À la suite du signalement, le ministère a révisé la prescription de coupe afin de conserver certains de ces arbres. Le secteur pourrait éventuellement devenir une aire protégée d’utilisation durable, une catégorie qui permet certaines activités comme l’acériculture et certaines pratiques forestières, dans le cadre de l’objectif du Québec de protéger 30 % de son territoire d’ici 2030.
6 Mars 2026
Une étude récente publiée dans la revue Science révèle que les populations d’oiseaux en Amérique du Nord diminuent de façon marquée, et que ce déclin semble s’accélérer depuis les années 1980. Près de la moitié des 261 espèces analysées montrent des pertes de population significatives. Les chercheurs associent notamment cette tendance à l’intensification des pratiques agricoles, à l’utilisation d’engrais et de pesticides, à la transformation des habitats naturels ainsi qu’au réchauffement climatique. Même si l’étude porte surtout sur les États-Unis, ces résultats soulèvent des questions importantes pour l’ensemble du continent. Des spécialistes, dont le biologiste David Bird de l’Université McGill, rappellent que la diminution des populations d’insectes – source de nourriture essentielle pour plusieurs espèces – pourrait également contribuer au déclin des oiseaux.
25 Février 2026
Le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, a annoncé une « mini-réforme » du régime forestier afin de soutenir l’industrie forestière, fragilisée par la crise actuelle et les fermetures d’usines. Québec abolira la redevance annuelle imposée aux scieries, ce qui représente environ 20 millions de dollars par année en allègement financier. Le gouvernement prévoit également revoir la tarification du bois issu de la forêt publique en instaurant un mécanisme plus flexible, ajusté selon les conditions du marché. Le système d’enchères sur une partie des volumes de bois sera aboli afin d’offrir davantage de prévisibilité aux entreprises. Enfin, des projets pilotes régionaux pourront être mis en place pour expérimenter de nouvelles approches de gestion forestière, en vue d’une éventuelle réforme plus large du régime.
25 Février 2026
Selon La Presse, le gouvernement du Québec prévoit modifier un projet de loi afin de réduire les redevances payées par les entreprises forestières et d’abolir le Bureau de mise en marché des bois. La tarification serait ajustée selon l’état du marché, ce qui permettrait aux compagnies de payer moins en période de ralentissement, en plus d’éliminer une redevance annuelle représentant environ 20 millions de dollars pour l’État. Ces changements, introduits sans consultations publiques, sont dénoncés par des groupes environnementaux qui y voient un « cadeau financier » à une industrie déjà fortement subventionnée, plutôt qu’une réforme complète du régime forestier.
18 Février 2026
Selon une enquête publiée par Le Devoir, un chemin forestier a été construit dans la forêt ancienne des lacs Grandbois, un écosystème rare abritant des arbres de plus de 200 ans et plusieurs espèces menacées. Bien que ce territoire soit en cours d’analyse pour devenir une aire protégée, le Ministère des Ressources naturelles et des Forêts a autorisé les travaux afin de faciliter l’accès à des zones de coupe voisines. Des citoyens et des experts dénoncent la destruction partielle de ce milieu fragile, estimant qu’elle contredit les engagements du gouvernement en matière de protection de la biodiversité.
18 Février 2026
Selon La Presse, le Conseil des Innus de Pessamit a déposé deux plaintes contre Domtar et le ministère québécois des Forêts, à la suite de travaux autorisés sans consultation adéquate dans un secteur sensible de la Côte-Nord. Une plainte a été adressée au Protecteur du citoyen, et une autre au Forest Stewardship Council, mettant en cause le respect des droits des communautés autochtones. Les représentants innus dénoncent une rupture de confiance et réclament une réforme du processus de consultation afin d’assurer une gestion plus équitable et responsable des forêts.
18 Février 2026
Une récente étude de l’Institut climatique du Canada révèle que le pays s’éloigne de ses objectifs de réduction des émissions et risque de ne pas atteindre la carboneutralité d’ici 2050. Ce recul est attribué à un affaiblissement des politiques climatiques récentes, dénoncé notamment par Steven Guilbeault. De son côté, Caroline Brouillette, du Réseau action climat, souligne l’urgence d’un virage politique, alors que la Chine progresse grâce à des investissements massifs, selon Carbon Brief. À l’inverse, les États-Unis, sous Donald Trump, freinent les efforts climatiques, accentuant les inquiétudes quant à l’avenir de la lutte contre les changements climatiques au Canada.
11 Février 2026
Le gouvernement du Québec a suspendu l’autorisation accordée à Domtar pour des travaux forestiers dans un secteur écologiquement sensible de la Côte-Nord, à la suite de révélations sur les conditions entourant son obtention. L’entreprise avait obtenu son feu vert après l’intervention d’une haute dirigeante du ministère, malgré un refus initial et sans consultation adéquate de la communauté innue de Pessamit. Bien que cette suspension soit symbolique à court terme, puisque les travaux étaient déjà interrompus, des chemins ont déjà été ouverts en forêt vierge. Plusieurs acteurs dénoncent une atteinte à la crédibilité du processus décisionnel et réclament plus de transparence afin de mieux protéger les milieux naturels.
11 Février 2026
Une enquête de La Presse révèle que Domtar a obtenu une autorisation de travaux forestiers dans un secteur écologiquement sensible après l’intervention de hauts dirigeants auprès du ministère des Forêts, renversant un refus initial en moins de 20 minutes. Cette décision, prise sans consultation adéquate de la communauté innue de Pessamit, a suscité de vives critiques. Devant la controverse, le gouvernement du Québec a finalement suspendu l’autorisation. Plusieurs acteurs dénoncent une atteinte à la crédibilité du processus décisionnel et réclament plus de transparence pour mieux protéger les milieux naturels.
5 Février 2026
Dans cette chronique, Alice-Anne Simard, directrice générale de Nature Québec, rappelle l’importance de la nature pour notre bien-être et notre résilience face aux crises. Elle souligne que passer du temps en milieu naturel permet de se recentrer et de reprendre son souffle, mais que ces espaces doivent être protégés pour continuer à offrir ces bienfaits. Au Québec, seulement 17 % du territoire est actuellement protégé, alors que l’objectif est de 30 % d’ici 2030. Plus de 400 territoires d’exception sont à l’étude, mais demeurent vulnérables tant qu’ils ne bénéficient pas de mesures temporaires de protection. L’autrice insiste sur la nécessité de prioriser les écosystèmes les plus précieux, de protéger efficacement les milieux naturels et d’encourager les citoyens à se mobiliser pour que la conservation soit une action concrète et bénéfique pour tous.
5 Février 2026
Plusieurs organisations environnementales, dont SNAP Québec, Nature Québec, Équiterre et la Fondation David Suzuki, dénoncent leur exclusion des consultations sur le projet de loi n°5 (« Q-5 »), qui vise à accélérer l’autorisation des projets dits « d’envergure nationale ». Selon elles, cette loi permettrait de contourner des protections environnementales existantes, dont celles des parcs et des habitats d’espèces menacées, et réduirait la participation citoyenne et le rôle de la science. Le communiqué de SNAP Québec du 29 janvier souligne que les organismes s’inquiètent du déséquilibre des consultations, où les secteurs industriels sont largement surreprésentés, et des pouvoirs accrus accordés au ministre des Finances, au détriment du BAPE et des institutions démocratiques. Dans un article du Devoir publié le même jour, Alexandre Shields rappelle que Q-5 pourrait permettre l’autorisation de projets sur des parcs nationaux protégés et d’autres milieux sensibles, malgré les impacts environnementaux et sociaux. Les groupes écologistes alertent sur le risque de projets mal planifiés, avec peu d’acceptabilité sociale et des conséquences potentielles sur la biodiversité et la santé publique. Ces voix appellent le gouvernement à garantir une réelle représentativité des groupes environnementaux dans les consultations et à protéger efficacement le territoire québécois.